2009年3月20日金曜日

そして今日も

Sciences-Po Paris évacué et fermé

Cécile Beaulieu | 19.03.2009, 19h12 | Mise à jour : 19h13

Sciences-Po, le prestigieux Institut d'études politiques (IEP) de la rue Saint-Guillaume, à Paris (VIIe), a été évacué et fermé jeudi vers 17 heures. Une mesure de précaution prise par la direction de l'établissement, assistée par les forces de police, après un mystérieux coup de téléphone d'une personne se revendiquant d'un groupe anarchiste qui menaçait d'occuper l'école.L'ensemble des sites appartenant à Sciences-Po dans la capitale, ont été fermés et placés sous la surveillance des CRS. Mardi dernier, quelque 200 étudiants de diverses universités de Paris et de banlieue, s'étaient introduits dans le grand amphithéâtre de l'IEP pour s'élever contre «un symbole du système élitiste et hiérarchique dans l'enseignement supérieur français», selon le syndicat SUD-Etudiant.






leparisien.fr

シアンスポの学生はやっぱり冷めているように思います。「こうしなきゃ政府に伝わらないけど・・・でも馬鹿馬鹿しい」・・・学生の温度差で制度的な亀裂ががさらに浮き彫りになっているような。CPE法案に対するデモの時もシアンスポは授業をやっていたようですね。

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先学期のゼミ、espace mondial(global space)の最終回に、

Soyez les acteurs dans l'espace mondial(世界空間のアクターであれ)

ゼミの先生がこう仰っていました。

この学校の生徒は、多かれ少なかれ、世界空間に影響を及ぼすような決定を下す立場に立つことでしょう。しかし、そのバックグラウンドはかなり均質なものだったりもします。(多様性を重視しはじめてはいるものの)

こうしたデモに対して、pour ou contre(for or against)か、と問われてもどっちつかずな立場のまま、一大スペクタクルを眺めていました。


2009年3月19日木曜日

ついに

ここにも来たか!



200 étudiants d'universités occupent Sciences-Po Paris

L'Institut d'études politiques (IEP) de Paris, ou Sciences-Po Paris, était occupé mardi en fin d'après-midi par quelque 200 étudiants. Ces derniers voulaient dénoncer les inégalités dans l'enseignement supérieur en France, selon un étudiant sur place et le syndicat Sud-Etudiant. "Quelque 200 étudiants d'universités franciliennes, Paris-I, Paris-III, Paris-X, Paris-VIII-Saint-Denis, Paris-XIII-Villetaneuse, de l'EHESS et de l'École normale supérieure occupent Sciences-Po depuis 16 h 45", affirmait un étudiant de Paris-VIII souhaitant rester anonyme.

"Un débat s'est instauré dans le grand amphithéâtre avec des étudiants de première année de Sciences-Po sur les inégalités dans l'enseignement supérieur entre les grandes écoles et les universités", assurait-il. "Vers 18 heures, neuf cars de police se sont déployés autour de l'IEP", ajoutait-il. Dans un communiqué, le syndicat Sud-Etudiant a lui aussi annoncé cette occupation du "symbole du système élitiste et hiérarchique dans l'enseignement supérieur français". "On veut nous enfermer dans des facultés qui tombent en ruine, alors nous nous enfermons dans l'école la plus riche."


Témoignage

Sciences-Po occupé : caricature de la "fabrique des élites"

C'était mardi. Alors que Sciences Po s'y préparait depuis plusieurs jours, « l'invasion » a finalement eu lieu. Pourtant, des contrôles stricts à l'entrée de l'établissement avaient été instaurés sur injonction du directeur Richard Descoings, qui en avait profité pour engager des vigiles d'une société privée.

Malgré ce dispositif visant à éviter la prise d'une proie symbolique et facile d'accès pour le mouvement des enseignants-chercheurs, une brèche fut finalement ouverte de l'intérieur et une trentaine d'enseignants et d'étudiants universitaires réussirent à entrer dans l'institution peu après 17h00.

Provenant en majorité d'universités parisiennes, c'est dans un certain calme qu'ils déployèrent dans le hall une bannière demandant la dissolution de « tous les IEP ». Après avoir assuré le spectacle devant des étudiants en majorité amusés (mais pas tous, comme le montre la vidéo ci-dessous), les universitaires se dirigèrent vers l'amphithéâtre principal afin d'y empêcher la tenue du cours d'Olivier Duhamel sur les institutions politiques.

Prenant place sur l'estrade et refusant les propositions de médiation du professeur et de l'administration, leur tentative d'amorcer une assemblée générale entraîna le départ de la majorité des étudiants et une première vague de quolibets.

Dans une ambiance moins décontractée qu'au départ, une tentative de « cours alternatif » fut vite avortée et les étudiants de Sciences Po progressivement évacués d'un batîment désormais bloqué.

Les journalistes se massaient en même temps que les gendarmes mobiles aux portes du 27 rue Saint Guillaume et le coup semblait réussi pour des universitaires qui venaient de s'offrir une vitrine médiatique.

« Elitistes », « fils de bourges », « consanguins »...

Si factuellement il ne ressort rien de bien passionnant de ce « non-événement », dont le bilan se réduit à une cheville foulée pour le responsable associatif de Sciences Po et à une évacuation dans le calme vers 20h30, il n'en reste pas moins que cette journée fut l'occasion de faire l'amère (re)découverte d'un fossé (symbolique ou réel) entre le monde universitaire et Sciences Po.

En effet, et si aucun dégât matériel n'a pu être constaté, ni aucune violence physique exercée, le climat entre universitaires et « pipoteurs » n'en fut pas moins tendu, et les préjugés firent constamment barrière au débat.

Les minorités en profitèrent rapidement et aux arrachages de banderoles par des militants UNI en trench et chemise répondirent des doigts d'honneur, tags divers de la part d'autonomes bière à la main : l'affrontement sombra vite dans la caricature.

Ainsi, les manifestants profitèrent des réactions disproportionnées de certains étudiants de Sciences Po pour reprendre les traditionnels reproches effectués à l'institution (« élitistes », « fils de bourges », « consanguins »...).

« Cac 40 Cac 40 », « On payera votre RMI », « Dégagez-les, chargez-les »

Une majorité des étudiants de Sciences-Po qui étaient restés dehors, dans l'attente d'une hypothétique réouverture, commença à scander des slogans à l'élitisme aussi caricatural qu'assumé. De l'inoffensif et potache « Cac 40 Cac 40 » au plus douteux « On payera votre RMI » en passant par un « Dégagez-les, chargez-les » adressé aux forces de l'ordre, la violence verbale dépassa très vite l'autodérision initiale, certains n'hésitant pas à dépasser la ligne jaune.

C'est alors un mépris très majoritaire et clairement assumé qu'afficha la majorité des étudiants de Sciences Po non seulement vis-à-vis des personnes présentes, mais aussi du mouvement contestataire dans son ensemble. Les étudiants ne sortirent pas grandis d'une dérive qui les amena à applaudir l'arrivée des forces de l'ordre.

S'il faut se demander à quel point ces propos sont représentatifs, il n'en reste pas moins que les statuts allant d'un gentille condescendance à un franc mépris (« please, c'est donner trop de crédit à des conneries mal rasées et pas lavées... ») en passant par un je m'en foutisme exaspéré (« on aurait pu les dégager plus tôt, je vais encore avoir un rattrapage à 8h00... ») ont été légion, sans que ne soit véritablement abordée à aucun moment la question du mouvement universitaire et des potentielles conséquences des mesures prises par Pécresse et Darcos.

Un vase clos ?

Profiter d'un événement certainement contestable mais à la portée politique indubitable pour saisir la balle au bond et se poser des questions de fond, plutôt que de s'attarder avec une frivolité assumée mais non moins dérangeante sur le physique et les habits d'enseignants et étudiants qui n'ont fait que tenter d'apporter un nouveau coup de projecteur à leurs revendications en « envahissant » ce qui reste pour eux un palais inaccessible et symbole d'un élitisme égoïste et décomplexé, aurait permis tant aux étudiants qu'à l'administration de Sciences Po de continuer à se défaire des préjugés que se fait une grande partie de la communauté universitaire sur les IEP. Ce sera pour une autre fois.

Cela veut-il dire que Sciences Po ne serait qu'un vase clos, alors même que tous les médias s'empressent de vanter les politiques d'ouverture de son directeur Richard Descoings, lui même issu d'un milieu modeste ? Sans qu'il soit ici question de trancher sur cette question, la réaction de toute une tranche des Sciencespotards lors de cette occupation remet en cause bien des espoirs que l'on était en droit de fonder sur l'évolution de cette « fabrique des élites ».


今日はふっと体の力が抜けてしまって眠いので、この件についてはまた今度。

教育制度改革反対の波はやはりグランゼコールを看過するはずもなく。でも私の周りのフランス人および留学生の子は、一連の反対運動をかなり冷めた目で見てる気がします。

というか、デュアメル先生の一節、なんかうけてしまったw


追記:下らないですが、facebookのグループです。共感する方はぜひぜひ!

Ceux qui pensent que les portes de Sciences Po sont trop lourdes!!

(シアンスポの(正面玄関の)ドアがあまりに重すぎると思う人)

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いつも成長し続けられる子であれたらいいなと思う春先です。


2009年3月16日月曜日

Elles sont toujours là

日本語で「何歳?」と聞かれると「22歳です。」と正答できるものの、フランス語で「何歳?」と聞かれると、ついつい「21歳です^^」と若ぶってしまうここ最近ですが、みなさんお元気でしょうか。


留学生活とは関係ありませんが・・・母校について少しだけ。

年末、そしてこの時期、パリで何人かの幼稚園・小・中・高の友人に会う機会に恵まれている。
私が通っていたエスカレーター式の幼稚園~高校は、なんとなく似たバックグラウンドの人が集い、外界と隔てられ、自由奔放な温室みたいな場所でした。悪くいえば視野が狭くなりやすいのですが(9.11の翌日に、1ミリもテロの話題が出なかったことに驚愕をしたりもしたのですが)、誠実さやポジティブさ、思いやりに溢れた人が多かったように思います。そして、やはり同じ根っこを持つ友人を多数持てるということは大きな財産だなと痛感する最近です。何年ぶりかに会った友人でも、その空白がなかったかのように安心して話ができる。そして、女子部の子は、アプローチは違えども、一人ひとりが自分なりの精緻に積み上げられた思想を持って行動していて。久しぶりに会ってはっとさせられることがしばしばでした。とてもとてもきれいなものに触れた気がして、幸せに思ったりしました。彼女たちに会うと、人生は短いけれど美しい、そう思えるのです。

他の人から見たらなんとも甘っちょろい環境かもしれないけれど、とても幸せで、人間の明るい面がいかにすばらしいかを見せてくれて、何も疑わずに何かを信じて前に進んでいける、そんな環境であった幼稚園・小・中・高に、そして私をそんな環境に居させてくれた両親にとても感謝している今日この頃です。いい意味でも悪い意味でも、自分の根っこに性善説のような何かがあることを、なんとなく感じるかな。みんなはどうなんでしょう。

もちろん、一定の環境にいたからこそ欠けていた視点がたくさんあるわけで、この4年間でそれを補填できたのかな。と自問自答してみたり。

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今日は学校の後、Pont Neufの下にある公園のベンチで、小学校からの友人と話をしていた。
私が感情を理性で整理しているという点を指摘されて、第二の母と崇めている中高の恩師の言葉を思い出した。

私の話を聞いて、潔癖ねー、と相槌を打ち、
「感情的なものなんて、きちんと整理できるわけないじゃない?
 自分の部屋みたいに、ばらばらに散らかしておけばいいのよ。
 なるようになるから。」
と師は仰ったのでした。
そのアドバイスに従って得ることができたものに、私はとても感謝しています。

でもなんとなくバイオリズムが落ちている最近、やっぱり感情をしっかりと理性で縛り上げて、来るプレゼン第一号の準備をしようと、そう思う最近です。パリでは春が区切りになることはないけれど、日本人の私は、春ゆえにさまざまな節目を思い返してちくちくする塊をおなかに抱え込んだような気持ちになることがたまにあるかな。

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それにしても春ですね。
最近はまっさらな青空が増え、日も長くなり、柳が美しく川に垂れ、木々の芽が膨らみ、
春はあまり好きではないけど、パリの春には大きな期待を寄せています。
4月には公園の花も咲き乱れているのでしょうか、楽しみ^^

なんだかぼんやりしたエントリーですね。
それも春ゆえ、ということで・・・

2009年3月7日土曜日

Actualités!!!

転居しました。
7区の、アンヴァリッドとエッフェル塔の側のステュディオで名実ともに一人暮らしです。
なんだか眠れないので、リカバリを行って真っ白になったPCに向かっています笑

しっかりとフランスの新聞の読み比べをしようと思う今日この頃。
今まではle mondeやfigaroはネットで見ていたけど、やっぱりネットだと限界があって・・・。広い視野で現在進行形の事象を把握するためには、一見興味がないこともふと目に飛び込んでくる紙面がいいのかなと思う最近。検索機能の限界はここにあるのでは。あとle mondeはネットだと最近の記事しか見れないしね。(シアンスポの広大なデータベースもありますが笑)

ざっと見ると、今はアフリカ・中東関連のニュースが多いかな。ルモンドに大々的にCPIのニュースが出ていたのですが、すっかり国際法が頭から抜け落ちてることに危機感を覚えました。コンゴ共和国の外務大臣に逮捕状が出された判例を思い出したのだけど、よくよく考えたらそれはベルギーの裁判所の話だった・・・orz(コンゴに関しては別件でICCで公判が進行中らしいけど)
フィガロ経済版の一面は、ドイツの多国籍企業Siemensがロシアの国営原子力グループRosatomと新しく原子力分野におけるジョイントベンチャーを設立する旨の声明を行い、それがフランスの最大手原子力企業との摩擦につながっているという記事。私はこのあたり1ミリもよくわかってないのですが、ENPの授業でさんざんエネルギー政策が今後の欧州政治のハブだということは嫌というほど認識したので情勢を追わないと。。


机が大きくなって、嬉しくなって新聞を広げまくって、辞書を駆使しつつ、コーヒーを飲んでいたら朝の5時に。
そろそろ寝よう。
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非常にどうでもいい話ですが、私の父はかなり癒し系です。そういえば、中学の時、みんなに純と呼ばれて親しまれていたのを思い出したw

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これは一見悲しい歌に聞こえなくもないですが、He's just not that into youという映画で一番最後の一番素敵なシーンと、

"And if you have a minute why don't we go
Talk about it somewhere only we know?
This could be the end of everything.
So why don't we go, so why don't we go."

という歌詞がシンクロして、おお、と思いました^^

フランスでは、Ce que pensent les hommesという題名。
これ、今日、もう一度見に行きます◎